{"product_id":"marcel-bouilloux-lafont-lettre-autographe-signee-atlantique-mermoz-1938","title":"Marcel BOUILLOUX LAFONT - lettre autographe signée - Atlantique MERMOZ - 1938","description":"\u003cp\u003e\u003cb\u003eMarcel BOUILLOUX LAFONT - lettre autographe signée - Atlantique MERMOZ - 1938\u003c\/b\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003eMarcel Bouilloux-Lafont est né à Angoulême le 9 avril 1871. Il est décédé à Rio de Janeiro le 2 février 1944. Bouilloux-Lafont était un banquier français. Il a également été un homme d'affaires notable. En avril 1927, Marcel Bouilloux-Lafont rachète à Pierre-Georges Latécoère la ligne postale Toulouse-Saint-Louis du Sénégal et lui donne le nom de « Compagnie Générale Aéropostale », qui sera plus connue sous le nom d'Aéropostale. En 1930, la Compagnie Générale Aéropostale exploite un réseau de 17 000 kilomètres, rassemblant 80 pilotes, 250 mécaniciens, 53 radios, 250 marins. Elle possède l'aéroport de Toulouse-Montaudran ainsi que 218 avions, 21 hydravions et 8 navires. Le bilan est déposé le 28 mars 1931. Une cabale politico-financière suit, transformée en un énorme scandale attisé par les ennemis des Bouilloux-Lafont qui désiraient leur élimination de la scène aéronautique. Il est emprisonné pendant trois mois pour usage de faux, puis bénéficie de quatre non-lieux. Il meurt le 2 février 1944, totalement ruiné. Il passe son brevet de pilote (formé par Jean Mermoz) et a contribué fortement à la légende de l'Aéropostale. \u003cbr\u003e\u003cbr\u003eCette lettre, écrite par Marcel Bouilloux-Lafont à Gabrielle Mermoz (la mère de Jean Mermoz) en janvier 1938, moins d'un an et demi après la disparition de l'aviateur, est empreinte de tristesse et de souvenirs partagés. Elle est rédigée à Rio de Janeiro après une messe anniversaire à la Candelaria. Bouilloux-Lafont, toujours en exil volontaire et dépossédé de l'Aéropostale, revit les grandes étapes de l'épopée de la ligne aérienne, notamment l'inauguration de la liaison transcontinentale en novembre 1929 et, surtout, la première traversée postale réussie de l'Atlantique Sud par Mermoz avec avec J. Dabry et L. Gimié entre Dakar et Natal en mai 1930. C'est précisément à cette victoire que se superpose immédiatement le souvenir tragique des obsèques d'Élisée Negrin et Julien Pranville. Élisée Negrin et Julien Pranville étaient des collaborateurs précieux de l'Aéropostale, envoyés par Bouilloux-Lafont lui-même à Montevideo (Uruguay) pour préparer et accueillir l'avion de Mermoz. Cependant, leur mission fut interrompue de manière tragique. Le 9 mai 1930, alors qu'ils étaient à bord du trimoteur Montevideo piloté par Antoine Daurat, l'appareil s'écrasa au décollage en face de la ville de Montevideo. Tandis que Mermoz venait d'accomplir son plus grand exploit, la ligne perdait deux de ses hommes.\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003ci\u003e« Rio Janeiro, 20 janvier 1938 Chère Madame Mermoz, Que de fois j'ai pensé à vous depuis un mois ! Le souvenir de notre cher Jean revenait sans cesse à ma pensée et avec lui celui des heures d'angoisse suivies de prostration. Je n'avais pas le courage de vous écrire. Une messe anniversaire a été dite à la Candelaria, la cathédrale de Rio, bondée de monde : en premier rang les officiels brésiliens et français. Et je revoyais par la pensée la création de la ligne 10 années en arrière depuis le premier voyage d'inauguration continental du 11 novembre [1929], date choisie en anniversaire d'une autre grande date mondiale qui, 9 ans auparavant, avait révolutionné l'univers. Et puis je revivais par la pensée une autre grande date de 1930 où, par la voie des ondes, Jean et moi avions à Buenos Aires annoncé la grande victoire, seconde entre toutes, que constituait la première des traversées postales qu'il venait de réaliser avec Dabry et Gimié. Cependant, que je suivais à Montevideo les cercueils de Pranville et de Négrin que j'avais envoyé à sa rencontre. Quelle épopée et quelle tristesse ! Je n'oublie pas non plus la visite si touchante que vous m'avez faite à la clinique l'an dernier lorsque, après de si longs mois passés dans la nuit, je venais de renaître à la lumière du jour. Je vous prie, chère Madame Mermoz, de trouver ici le témoignage de mon admirative et très profonde affection. »\u003c\/i\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003eEnvoi soigné\u003cbr\u003eRetour accepté\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003eBouilloux Lafont, Bouilloux Lafont Marcel, lettre, manuscrit, signée, 1938, Buenos Aires, traversée postale, Jean, Dalby, Genie, révolutionné l'Univers, 1923, voix des ondes, victoire, aviation, histoire postale\u003cbr\u003eBouilloux Lafont, Marcel Bouilloux Lafont, letter, manuscript, signed, 1938, Buenos Aires, postal crossing, Jean, Dalby, Genie, revolutionized the Universe, 1923, radio waves, victory, aviation, postal history\u003c\/p\u003e","brand":"Les écrits restent","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":56370740691317,"sku":"BM2511132041","price":700.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0921\/2123\/5829\/files\/OSENAT_BOUILLOUX_LAFONT_MARCEL_001_001.jpg?v=1763566094","url":"https:\/\/lesecritsrestent.myshopify.com\/products\/marcel-bouilloux-lafont-lettre-autographe-signee-atlantique-mermoz-1938","provider":"Les écrits restent","version":"1.0","type":"link"}